Ingénierie écologique : Action par et/ou pour le vivant ? PDF

Ainsi, le génie écologique cherche à optimiser les services écosystémiques. Mais il peut aussi les recréer en les intégrant dans un aménagement. Il s’appuie sur, ingénierie écologique : Action par et/ou pour le vivant ? PDF joue avec, les processus naturels à l’œuvre dans les écosystèmes, à l’inverse du génie civil classique qui parfois doit lutter contre la dynamique des écosystèmes.


Thématique en plein essor, l’ingénierie écologique suscite un intérêt croissant tant dans le monde de la recherche que dans celui des praticiens et gestionnaires de milieux terrestres et aquatiques. Les scientifiques de l’Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (Irstea) se sont rassemblés pour mieux cerner les contours et les buts de ce domaine, rejoints par dix chercheurs et praticiens d’autres instituts et organismes. Ils se sont interrogés sur une définition de l’ingénierie écologique envisagée comme un domaine de conception et d’action où la mobilisation du vivant est essentielle afin de restaurer, conserver ou gérer des milieux, naturels ou anthropisés. L’ingénierie écologique peut-elle être définie comme une action par et/ou pour le vivant ? Peut-elle se prévaloir d’une discipline scientifique qui lui serait propre ? Rendant compte des échanges entre les spécialistes du domaine et synthétisant les points de vue, cet ouvrage étudie l’ingénierie écologique en l’abordant et en la revisitant sous les angles de la sémantique, de l’épistémologie et de l’éthique. Destiné aux scientifiques, enseignants, ingénieurs et techniciens ainsi qu’aux gestionnaires et décideurs, ce livre ouvre de nouvelles perspectives afin de faire avancer la recherche environnementale et favoriser l’innovation au service de l’ingénierie écologique.

La notion de génie écologique est apparue dans les années 1960. Le concept est en particulier théorisé par l’écologue américain Howard Odum qui a montré la possibilité de contrôler les trajectoires évolutives des écosystèmes en influant sur les dynamiques naturelles. Le monde de la recherche a également joué un rôle déterminant en apportant de meilleures connaissances sur le vivant et ses processus, une étape essentielle pour la mise en œuvre des projets d’ingénierie écologique. Le marché a en particulier bénéficié de deux leviers de politique publique. En 2017, une règle professionnelle N.

4-R0, traitant spécifiquement des travaux de génie écologique, a été rédigée pour le secteur du paysage par les professionnels du génie écologique. L’objectif du génie écologique est donc de contribuer par des actions adaptées à la résilience de l’écosystème et, par là, à favoriser la biodiversité. Si le monde de la recherche joue un rôle important par l’apport de nouvelles connaissances fondamentales, les opérateurs de génie écologique s’inspirent aussi de pratiques anciennes et développent des innovations se basant sur l’observation des mécanismes du vivant. Ces techniques furent longtemps délaissées au profit de systèmes de protection lourds faisant appel au génie civil. Ces milieux vivants, parfois plus efficaces, sont doués d’une capacité d’auto-entretient et de résilience, bien que nécessitant en fonction des situations une gestion régulière. Ils apportent leurs connaissances, leurs techniques et outils pour rebâtir des écosystèmes vivants.

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