Histoire de la médecine légale en France, numéro 10, 1988 PDF

L’histoire de la médecine légale en France, numéro 10, 1988 PDF du nombre de titres et des tirages va aller de pair avec la révolution industrielle et l’amélioration du niveau d’éducation. Depuis les années 1990, avec l’apparition de l’édition numérique en ligne, on assiste à une diminution des tirages sous forme papier. Le synode de Chanforan : imprimer en latin ou en langue vernaculaire ?


Dans l’Italie du Moyen Âge se développe dans les villes le système des avviso, devenu en France l’ avis , publié de façon manuscrite sur des feuilles collées sur les murs ou diffusées à la main. Frontispice de l’édition de 1611 du Mercure François, ancêtre de la presse française édité en France par Jean et Étienne Richer dès 1610. Conscient du pouvoir que représente la diffusion des écrits, la royauté a toujours veillé à exercer un contrôle rigoureux. Le roi de France Louis XI crée une Poste royale en 1462. Auparavant, les nouvelles circulaient grâce à des manuscrits, ou à des feuilles imprimées occasionnelles. Sous l’Ancien Régime, faire paraître un journal impliquait avoir obtenu un privilège et une autorisation préalable. Ces brochures mettent en scène de mauvais catholiques : magiciens, usuriers, etc, qui périssent, souvent punis par le diable.

Le développement progressif de la presse écrite doit être située dans son contexte :  Une série de facteurs politiques, économiques et intellectuels conjuguèrent leurs effets pour accroître notablement la soif de nouvelles en Occident. La Renaissance, puis la Réforme multiplièrent les curiosités. Les grandes découvertes élargirent l’horizon européen. Les progrès des échanges bancaires et commerciaux entraînaient un développement parallèle des échanges d’information. Plus rares encore sont ceux qui ont franchi les cinq siècles menant jusqu’à nous. Article détaillé : Histoire de l’imprimerie à Lyon. Lyon a produit le tiers des éditions françaises, soit 1140 environ.

Vers 1550, Lyon devient la capitale de l’imprimerie européenne. La rue Mercière et les rues voisines abritent près de 100 ateliers. Il est donc fort possible qu’ils aient imprimé des  journaux , qui n’auraient pas été conservés depuis. La fin du Moyen Âge est dominée par le poids de la religion. La Bible est forcément en latin, et le clergé dépositaire du savoir écrit. Il va rapprocher l’écrit d’une fonction de récit, par exemple pour des événements récents ou sans grande prétention, ce qui ouvre la voie à la création de journaux, qui sont cependant encore souvent interdits.

Dès 1524, Martin Luther effectue la première traduction en allemand du Nouveau Testament. Jusque-là, les seules bibles écrites en langue vulgaire, souvent en provençal, étaient colportées de village en village par des prêtres vaudois, poursuivis par l’Inquisition. Dissimulées dans des caches, ces bibles manuscrites étaient hors de prix. Par ailleurs, éditer sous forme régulière des publications nécessitait des moyens d’imprimerie et surtout d’approvisionnement en papier supérieurs aux capacités de l’époque.

Le bois est difficile à transporter, réservé à de nombreux autres usages, le textile est rare aussi. Le papier lui aussi reste donc cher. Le livre reste une œuvre d’art et l’idée de la remplacer par une autre, actualisée, ne fait que lentement son chemin. Dès 1610, un annuel paraît en France : le Mercure François, édité par Jean et Étienne Richer. Il contient sur plus de 1 000 pages, des nouvelles du monde, de l’Europe et de France. C’est l’ancêtre de la presse française. Le premier journal anglais de cette époque fut le Weekly News de Nathaniel Butler en 1621, qui fut d’abord une traduction de publications hollandaises, puis se distingua par un contenu tourné vers l’actualité étrangère.

On y trouve des récits de voyages aux Indes, qui fascinent un public cependant encore restreint. Le 30 mai 1631, il lance sa célèbre Gazette, emboîtant ainsi le pas aux Nouvelles ordinaires de divers endroits des libraires parisiens Martin et Vendosme, parues depuis janvier 1631. Soutenu par Richelieu, qui fit de la Gazette un instrument de sa propagande politique, Renaudot emporta ce marché face à ses concurrents, malgré l’hostilité de la communauté des imprimeurs et libraires parisiens. La qualité de son journal était bien meilleure que celle de ses concurrents et, de fait, il avait le soutien financier du gouvernement de Richelieu qui lui transmettait des informations. Joignant ponctualité, abondance, diversité géographique, concision et clarté des nouvelles, la Gazette fut un grand succès, et lui fut adjoint, dès 1634, le supplément des Extraordinaires, relatant dans le détail les évènements les plus importants.

Pendant la Fronde, Renaudot doit suivre la famille royale à Saint-Germain et y éditer sa Gazette. Cependant, ses fils restent à Paris et publient le Courier François, du 5 janvier 1649 au 7 avril. Cette publication se montre plus favorable à la Fronde. Le Courier François paraissait le vendredi et un auteur: Saint-Julien proposait, dès le dimanche le Courrier François traduit en vers burlesques, copie rimée du journal des frères Renaudot.

Les mazarinades sont des pièces de vers satiriques ou burlesques, pamphlets ou libelles en prose qui furent publiées, du temps de la Fronde, au sujet du cardinal Mazarin. Intitulée la Requête des trois états du Gouvernement de l’Île-de-France au parlement de Paris, contre Mazarin, la première des mazarinades parut vers la fin de 1648. Depuis lors jusqu’en 1652, parurent plus de quatre mille écrits satiriques dirigés, en grande partie, contre le cardinal. Depuis les railleries contre son accent italien, ses habitudes efféminées jusqu’aux attaques les plus grossières sur ses amours avec la reine et sur la conduite de ses nièces, toutes les sortes d’injures sont réunies dans les mazarinades contre le cardinal, qui, selon tous les témoignages historiques, paraissait insensible à ces avanies.

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