Henri Reymond (1737-1820) PDF

Vue depuis la Dent de Vaulion sur le lac de Joux, le lac Brenet et l’ensemble de la vallée de Joux. Elle est composée de trois communes : Le Chenit, Le Lieu et L’Abbaye qui comptent plusieurs villages henri Reymond (1737-1820) PDF hameaux. Les habitants de la vallée de Joux sont appelés les Combiers.


Henri Reymond a traversé la période agitée de lAncien Régime à la Restauration en passant par lEmpire. Dauphinois né à Vienne, ardent défenseur du bas-clergé, il présente en 1789 un programme de réforme de lEglise. Elu évêque de lIsère en 1792, il sefforce de faire revivre une Eglise à bout de souffle. En 1801, à la suite du Concordat, il démissionne. Nommé évêque de Dijon en 1802, il sattelle à la reconstruction du diocèse avec un grand souci des pauvres. Il meurt à Dijon en 1820.

Quand ils parlent de leur région, ils disent simplement :  La Vallée . Brenet et un troisième dans la combe supérieure : le lac Ter. Photographie infrarouge de la dent de Vaulion prise depuis la vallée de Joux. Géologiquement, la vallée de Joux est un vaste poljé. Du côté oriental se glisse en outre un synclinal peu prononcé mais ininterrompu qui va des Amburnex jusqu’à Vaulion. En fait elle porte plusieurs noms, suivant les lieux : Combe-des-Crosets, des Prés-de-Bière, des Amburnex.

Une crête boisée, souvent rocheuse, La Côte, sépare les deux dépressions. Divers ravins, parfois transformés en torrents, coupent cette crête. L’orientation de la vallée lui est défavorable au point de vue du climat. Le vent du nord s’engouffre dans cette  Sibérie vaudoise  et la balaie avec rage. La région faisait partie de l’immense étendue qualifiée de desertum jurense par Grégoire de Tours. La Vallée demeurera désormais de longs siècles durant dans la mouvance de la puissante abbaye bourguignonne de St-Claude. Cette principauté monastique connut des terribles heures de décadence et la maison mère se désintéressa de son humble filiale de la vallée de Joux.

Solidement implanté à La Vallée, le baron Ebal Ier y appelle un ordre de moines rival, celui des Prémontrés, pour faire pièce aux frères de saint Benoît. Un conflit entre les deux monastères devait fatalement en résulter. Les droits de St-Claude se réduisent à un cens en nature de 160 truites, puis en argent à livrer annuellement à l’abbaye mère. Le fil à la patte mis à part, La Vallée se rattache dorénavant au Pays de Vaud et fait partie de la seigneurie des Clées.

Article connexe : Abbaye du lac de Joux. Locataires du Lieu-Poncet moyennant une cense annuelle de 5 sols payables à St-Claude, les chanoines prémontrés du Lac firent longtemps exploiter leurs domaines à l’ouest du lac de Joux par des valets. Ils songèrent plus tard à les aberger à des particuliers. Avec lui, considéré dès lors comme le premier habitant laïc de La Vallée, commence la colonisation de celle-ci. Jusqu’ici elle n’avait été habitée que par les religieux. Cet accord donne aux religieux la faculté d’aberger les fonds, d’extirper des bois, de clore des prés et de bâtir des maisons en leur donnant en outre moyenne et basse juridiction avec bans, amendes, échutes, mainmorte, etc. Ces conditions créent ainsi deux catégories d’habitants de La Vallée : ceux de la rive droite, dépendant du monastère, libres de toute corvée, n’acquittant qu’une redevance foncière fixe et très modeste : ils sont dits francs abergeants.

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