Fragilité de la puissance : Se libérer de l’emprise technologique PDF

La période des 40 années qui ont précédé la Première Guerre mondiale voit la plus grande révolution technologique, industrielle, économique, culturelle et sociale de l’histoire européenne de par l’ampleur des domaines qui ont changé. La Belle Époque voit la naissance du concept de progrès. De nombreuses revues à caractère scientifique sont éditées telles que L’astronomie, La science illustrée, Science et vie, L’électricité etc. Ces revues participent à la diffusion d’une culture scientifique et technique, avec une ordonnance plus logique des connaissances et fragilité de la puissance : Se libérer de l’emprise technologique PDF explications plus générales.


La guerre en Irak a mIs brutalement en lumière notre extraordinaire dépendance au pétrole… et notre extraordinaire incapacité à imaginer des voies qui n’utiliseraient pas cette ressource limitée. D’autres innovations technologiques aujourd’hui suivent un modèle analogue, nous enfermant dans des rails techniques, nous privant de tout choix, construisant une civilisation de la puissance… et de la fragilité. Comment en sommes-nous arrivés là ? Le  » progrès technique  » n’est-il pas une illusion qui nous empêcherait de voir la pluralité des lendemains possibles, et donc nous priverait d’une dimension essentielle de la liberté humaine : la possibilité même de choisir ? Car les techniques ne sont pas neutres : elles façonnent la société. Optimiste, Alain Gras montre ici que d’autres choix, collectifs, sont pensables – et par là même possibles. À l’aide de nombreux exemples, il propose une passionnante relecture de l’histoire des techniques et redonne toute sa place à la diversité des sociétés et des cultures. Briser la porte de la prison imaginaire dans laquelle nous nous sommes enfermés, comprendre que le progressisme technologique est devenu la figure centrale du nihilisme contemporain, voilà l’objet de cet ouvrage.

Galerie des machines de l’Exposition universelle de 1900. En France et en Allemagne, on assiste à une baisse considérable du temps de travail ouvrier d’environ 1 000 h par an. Il permet aussi une mise à disposition des fruits de cette poussée technologique, ce qui n’avait pas pu avoir lieu avant 1880. Le mouvement associatif est libéré et profite de la disponibilité offerte par la baisse du temps de travail, c’est la période de création des auberges de jeunesse, de l’Armée du salut.

La Belle Époque comporte également une dimension esthétique avec un sens aigu de la beauté. Art nouveau, mouvement artistique international qui fait rupture avec la reproduction sclérosante des grands styles. En ce sens, il constitue une nouvelle manière de s’exprimer parfaitement en phase avec cette période d’innovation soutenue. C’est aussi la période ou s’invente le 6e et le 7e art, la photographie et le cinéma. L’art pour tous est revendiqué : Le beau rejoint l’utile qui est produit en grande série avec Louis Comfort Tiffany ou Émile Gallé et l’École de Nancy. On observe un renouveau du vitrail qui n’est pas sans rappeler la dimension presque religieuse du progrès.

Article détaillé : Chronologie de l’histoire des techniques. 1880, une véritable synthèse créative pouvait s’opérer, synthèse qui devait prendre toute sa dimension dans les premières années du siècle suivant. Les instruments de mesure, s’ils apparaissent pour la plupart au début de la période, se sont vite révélés indispensables aux techniciens. Le frein de Prony, particulièrement utile pour les hydrauliciens, permit la mesure de la performance des turbines.

Article détaillé : Histoire de la production de l’acier. La production de l’acier, des aciers spéciaux et des aciers à coupe rapide, mais aussi des alliages fut un préalable indispensable pour nombre d’innovations. 1802 apparaît en Allemagne à la Königshutte le premier haut fourneau au coke. Dès 1874 le rail d’acier était préféré au rail de fer qui disparut vers 1885. En 1876 apparut le procédé Thomas-Gilchrist pour la fabrication de l’acier à partir des fontes phosphoreuses à la cornue Bessemer ce qui permit de valoriser une plus grande variété de minerais. Un métal aux propriétés nouvelles n’avait d’intérêt qu’avec le développement de la machine-outil qui permit l’usinage précis des pièces de machines qui pouvaient désormais être soumises à des contraintes plus importantes, telles que dans les turbines ou les moteurs à combustion interne.

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