Facteur cheval PDF

Palais Idéal – mai 2014 – 6. André Malraux a appuyé la procédure de classement avant son départ du gouvernement, contre l’avis défavorable de la plupart des fonctionnaires du Ministère de la Culture qui écrivent dans un rapport daté de 1964 :  Le tout est absolument hideux. Affligeant ramassis d’facteur cheval PDF qui se brouillaient dans une cervelle de rustre .


Tout commence en 1879, lorsqu’un facteur qui rêve de voyages exotiques trébuche sur une pierre. Avec d’autres cailloux récoltés au cours de ses tournées, Ferdinand Cheval va construire un monument hors normes, le premier de style naïf. Trente ans de travail acharné pour créer un palais idéal. Voici l’histoire du facteur Cheval pour les 3-5 ans.

Alors que le Palais est mis en gérance par les deux petites filles du facteur Cheval à sa mort, la première décide en 1984 de léguer sa part du Palais à la commune de Hauterives. Dix ans plus tard, sa seconde petite fille vend sa part à la commune qui est ainsi propriétaire du palais depuis 1994. Les pierres sont assemblées avec de la chaux, du mortier et du ciment. Ferdinand Cheval acheva la construction du Palais idéal en 1912. Le Palais du Facteur Cheval mesure 12 mètres de hauteur et 26 mètres de long.

La pierre d’achoppement, à l’origine du Palais. Selon ses souvenirs, en avril 1879, durant l’une de ses tournées, le pied du facteur bute contre une pierre, manquant de le faire tomber sur le chemin. Son œil ayant été attiré par la forme curieuse de la pierre. Dès le lendemain, repassant au même lieu, il constate la présence d’autres pierres ayant des formes encore plus singulières et, à son goût, plus belles que celle qu’il avait trouvée la veille. Il se fait alors la réflexion que, puisque la nature pouvait  faire de la sculpture , il pourrait très bien lui-même, fort de ses longues rêveries préparatoires, se faire architecte, maître-d’œuvre et ouvrier dans la construction d’un  Palais idéal . Durant les 33 années qui suivent, Ferdinand Cheval ne cesse de choisir des pierres durant sa tournée quotidienne, les portant d’abord dans ses poches, puis se munissant d’un panier, voire d’une brouette en certaines occasions.

Revenu à son domicile, il passe de longues heures à la mise en œuvre de son rêve, travaillant de nuit à la lueur d’une lampe à pétrole. Source de Vie protégée par un chien et un tigre. On peut suivre là toute l’évolution intuitive, partie par partie, de l’architecte naïf dans l’élaboration de son Palais. C’est une évolution qui va de l’organique, telle une végétation luxuriante qui se répand autour de grottes et d’alcôves, à l’organisation symétrique d’une façade majestueuse, qui n’est pas sans rappeler la manière dont Augustin Lesage aborda sa première toile. La grotte où il y a trois géants c’est un peu de l’égyptien, en dessous on voit deux momies que j’ai façonnées et sculptées. Ces trois géants supportent la Tour de Barbarie où dans un oasis croissent les figuiers, les cactus, des palmiers, des aloès, des oliviers gardés par la loutre et le guépard. Le Palais idéal du facteur Cheval à Hauterives, Drôme, autobiographie par Ferdinand Cheval, documents recueillis par André Jean, Grenoble, Impr.

Peter Weiss, Du Palais idéal à l’enfer ou Du facteur Cheval à Dante, textes choisis et préf. Marc Fenoli, Le Palais du facteur Cheval, avec des photographies de Laurent Nivon et Marc Fenoli, Grenoble, Glénat, 95 p. Adrian Henri, Le Palais du facteur Cheval, avec des ill. Simon Henwood, Paris, Centurion jeunesse, 28 p. Conservation régionale des monuments historiques de Rhône-Alpes, Le Palais idéal du facteur Cheval : Drôme, Hauterives, Lyon, DRAC Rhône-Alpes, coll.

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