Esquisse d’une théorie des émotions PDF

Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. Freud créa les topiques psychiques comme un schéma explicatif du fonctionnement mental normal et pathologique de l’être humain. Ces modèles emploient une désignation spatiale que l’on peut esquisse d’une théorie des émotions PDF comme rendant compte du conflit psychique, de la conception dynamique.


Le psychologue se défend rigoureusement de considérer les hommes qui l’entourent comme ses semblables. Cette notion de similitude, à partir de quoi l’on pourrait peut-être construire une anthropologie, lui paraît dérisoire et dangereuse. Il admettra volontiers… qu’il est un homme, c’est à dire qu’il fait partie de la classe provisoirement isolée…

Elle définit trois pôles, que sont l’inconscient, le préconscient et le conscient. La perception est selon Freud opposée à la mémoire. Le conscient prend donc en charge la perception, il y a conscience de percevoir, mais ce n’est pas à ce niveau que l’enregistrement s’effectue. Ce premier enregistrement des perceptions ne peut devenir conscient et s’organise selon un réseau associatif.

L’inconscient se voit ici conçu comme une deuxième retranscription et l’on peut rappeler que la théorie freudienne de l’inconscient naît d’une théorie d’un trauma refoulé. Selon ce schéma Freud défini trois lieux d’inscription de la perception: les signes de perception, l’inconscient, et le préconscient. La première topique décrit ainsi des systèmes, et non des instances psychiques, donc deux modes de fonctionnement plutôt que des parties de la personnalité. Ce modèle sera précisé comme une fiction. Il s’agit bien d’une image qui renvoie à la dépendance du nourrisson à l’égard de ses parents, dépendance qui sera déterminante par la suite. Rapidement cette satisfaction hallucinatoire ne suffira plus. Le nourrisson cherchera alors la satisfaction par d’autres moyens, et le système conscient sera nécessaire.

Dans ce système, les pulsions sont rattachées à des représentations de choses : le réinvestissement de l’expérience de satisfaction décrit le système inconscient comme trace de la perception : il y a bien des représentations, mais adhérant au réel, des représentations sensorielles. Freud précisera également la formation du système inconscient – à son origine est le refoulement originaire. Par la suite, ce système plus ou moins fermé au reste du psychisme, qui influence en secret, attirera à lui d’autres représentations, provoquant à nouveau refoulement. C’est-à-dire que le désir peut s’accumuler – la conscience est élaboration de ce désir. Dans ce système, les représentations de choses sont rattachées à des représentations de mots.

Les traces mnésiques sensorielles, souvenirs factuels, sont reliés à des mots et forment des concepts, des objets pouvant être investis. Le langage, la symbolisation, seraient donc propriétés de la conscience. Dans l’inconscient, il n’y a que quantité d’énergie – la pulsion n’a qu’une délégation psychique, soit la représentation de chose. Freud maintient donc une vision de la conscience comme siège du langage, de l’attention, de la mémoire, des émotions.

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