Découverte des calligraphies de l’arabe PDF

Les styles calligraphiques arabes se découverte des calligraphies de l’arabe PDF développés dès les premiers temps de l’islam, avec la diffusion des livres de tous types dans l’aire géographique de dar al-islam. La calligraphie est d’ailleurs très développée dans les arts d’Islam, et prend même parfois une valeur symbolique. Dans la littérature et la poésie, voire dans la lettre un reflet du monde naturel remonte aux temps des Abbassides.


Un ouvrage abondamment illustré, pour s’initier aux calligraphies arabes les plus courantes par :
Une introduction historique et une présentation des supports et des outils
Une série d’exercices d’entraînement au maniement du calame
Un travail approfondi sur les lettres qui composent l’alphabet thulthi
Un travail d’observation et d’entraînement sur 6 autres planches d’alphabets en couleurs : le naskhi, le nasta’liq, dit aussi farsi, le diwani, le koufi, le maghrebi, le roq’a.
La couleur joue un rôle pédagogique : mettre en évidence les traits communs.
En fin d’ouvrage, une galerie d’œuvres contemporaines d’artistes de différents pays de langue arabe vient élargir l’horizon de cet art millénaire.

Toutefois, cette distinction sur un plan historique est très contestable : les deux systèmes coexistent, avec chacun de nombreuses variantes. L’écriture la plus ancienne et la plus simple est le hijazi. Il s’agit d’une calligraphie simple, cursive, où les diacritiques, c’est-à-dire les notations des voyelles courtes sont rarement indiquées, et prennent alors la forme de petits traits. Plus évoluée, plus soignée et plus calibrée, elle se distingue par une ligne horizontale très marquée, un rythme et une aération du texte visibles.

Les voyelles sont parfois notées, sous forme de points rouges, et les consonnes, auparavant mal différenciées, sont parfois agrémentées de tirets pour rendre les textes plus lisibles. On attribue en général à l’Iran oriental une écriture parfois coufique, mais parfois plus douce, avec des hampes très hautes, telle qu’on la voit sur les plats en céramique samanides. Au Maghreb, la taille du calame plus en pointe permet d’obtenir une uniformité du trait caractéristique. Les lettres au-dessous de la ligne forment une courbe. L’utilisation d’une encre de couleur différente pour les voyelles est également typique de la région. Une variante de ce style est l’écriture andalouse, de plus petites dimensions et plus serrée.

Si ces deux écritures sont coufiques, ce style commence à être mis un peu à l’écart, du fait de son caractère peu pratique. Le coufique est utilisé encore pour les en-têtes de Corans ou certaines inscriptions monumentales, mais le naskhi tend à prendre le dessus pour les textes plus longs. Le kufique se prête pourtant très bien à l’ornementation, c’est pourquoi plusieurs styles ornementaux sont encore développés. En Égypte fatimide, une caractéristique de l’écriture tient à faire remonter un élément de S inversé qui normalement se situe sous la ligne. On appelle ce style le  coufique folié . En al-Andalus, notamment dans les travaux de la Grande Mosquée de Cordoue, les lettres se terminent par des demi-palmettes, une tendance que l’on retrouve en Iran et en Égypte fatimide et qui prend le nom de  coufique fleuri  lorsque l’écriture prend un tour extrêmement décoratif.

Un troisième type de coufique est le  coufique tressé , ou natté, dont les hampes dessinent des entrelacs parfois complexes. Le  coufique géométrique , quant à lui, s’inscrit généralement dans un carré posé sur la pointe, qui prend le nom de banna’i en persan. Il est utilisé fréquemment comme décor d’architecture. La proportion des lettres s’établit à partir du Alef, une lettre constituée d’une simple barre verticale. Les écritures cursives, étant de nature plus rapides, convenaient aux besoins administratifs et permettaient une reproduction accrue de corans. Dans les textes, six styles d’écriture sont en général distingués, mais sans que des exemples en soit montrés.

La difficulté est donc de différencier ces styles et de leur donner le bon nom. Le naskh, ou naskhi, est une écriture cursive simple, utilisée dans les correspondances avant que les calligraphes s’en emparent et l’utilisent dans les Corans. Le thuluth est une écriture plus monumentale, énergique, aux hampes étirées. Le nom de cette écriture suggère qu’elle s’appuie sur des rapports de trois.

Le tawqi’ apparait déjà sous le règne des califes abbassides, qui s’en servent pour signer des actes officiels. Avec ses hampes étirées et ses larges courbes sous la ligne principale, elle est restée une écriture de chancellerie peu usitée. Le riqāʾ, qu’il ne faut pas confondre avec la riq’ah, est une version miniature du tawqi’, également très peu utilisé. Le muhaqqaq est une écriture ample, alerte. Les terminaisons des lettres sont allongées et leurs courbes aplaties soulignent le texte. Le rayhani est une version miniature du muhaqqaq.

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