Courlis Corlieu PDF

C’est suffisant pour vraiment vous régaler de belles observations dans cette zone d’Espagne dans un rayon proche de Huesca et de prendre bien du plaisir à faire des photos. Dans cette série d’articles à paraître sur le Forum dans les semaines à venir, vous trouverez tout ce qu’il faut pour en profiter. Sans les courlis Corlieu PDF, vous avez de quoi faire avec les sédentaires très présents actuellement avec en tête les Vautours fauves et les Gypas.


Nous avons assisté à un nourrissage d’une centaine d’entre eux à une vingtaine de mètres et vu de relativement près, plusieurs fois, le couple de Gypas du coin. Le Vautour fauve rejoint le festin. Plein nord , prendre à droite vers Sasa de Abadiado. Vous seriez bien inspiré avant de décider de vos dates, de prendre contact avec   David Garcia Fernandez, l’un des animateurs du « Fondo Amigos del Buitre »  qui tous les quinze jours organise un nourrissage des vautours. Très sympa, il nous a permis d’assister :c’est grandiose !

Le « Fondo Amigos del Buitre » a été créé en 1984 par Manuel Aguilera et son action bénévole est actuellement déterminante depuis que les carcasses d’animaux morts ne doivent plus réglementairement être laissées aux Vautours. On se rappelle l’éxode vers la France et jusqu’en Belgique de Vautours à la recherche de nourriture. Dans ce village, une superbe réalisation de l’équipe : un musée présentant en situation les oiseaux de cette région avec un accompagnement musical très réussi. Depuis Sta Cilia de Panzano, il est relativement aisé d’espérer voir le couple de Gypaètes barbus dont c’est le territoire. Sous la conduite de David et de Francho, nous quittons Sta Cilia de Panzano et nous dirigeons vers le sommet de la Sierra de Guera, le chemin nous permet de faire un kilomètre en voiture,celle qui porte environ 200 kgs de nourriture pour les vautours nous a précédés. Nous sommes au droit d’une zone rocheuse plate  légèrement en pente, la « Pedriza ».

Très proches dans le ciel,  plusieurs dizaines de Vautours fauves cerclent. Et de partout, dans tous les horizons d’autres se hâtent,l’un d’eux passe à moins de dix mètres au dessus, glissant silencieusement, on entend seulement les vibrations de l’air qu’il déplace. Le chargement est largement répandu, une grande diversité d’abats et d’éléments osseux recouverts de viande. Nettoyés par les Vautours fauves ils seront appréciés par les Gypaètes barbus. Manuel Aguilera qui nous attendait nous fait nous installer à une trentaine de mètres du charnier. On entend seulement le chuintement des déglutitions, le frottement des ailes les unes contre les autres. Les juvéniles ont une colorette brun pâle, le bec gris.

Cela fait maintenant une demi-heure que les Vautours fauves s’affairent . Le groupe s’est fait un peu plus bruyant,ici ou là des confrontations, des disputes pour tel ou tel morceau indiquent que la nourriture disponible se fait rare. A l’ouest de Huesca, ce réservoir est connu comme halte d’hivernage et étape  pour  le retour prénuptial depuis la lagune de Gallocanta pour les Grues cendrées. Notre chance a été, vers fin février,alors que nous nous dirigions vers le chateau royal de Loare, de nous voir rattrapés et summergés, comme par une immense voûte, par l’impressionnante  envolée de plusieurs milliers de Grues. Les Grues  n’étaient pas encore en formation de vol en lignes, formées d’immenses V, mais,dans un grand désordre, remplissaient le ciel de mouvements contradictoires: la progression vers le nord était l’essentiel mais des groupes de plusieurs centaines revenaient, se mélaient à d’autres pour repartir de l’avant. Il faut savoir que les Grues qui empruntent cette voie auront plus de difficultés que celle qui plus à l’ouest empruntent les couloirs du Pays basque, les sommets des Pyrénées sont en face et depuis les années 1980, la dernière étape espagnole se voit raccourcie, pour, semble t-il,mieux affronter les difficultés souvent sévères du franchissement.

L’art « mudejar »est celui influencé par les musulmans qui continuent à travailler pour les chrétiens, selon leur tradition, malgré la « Reconquète »qui commencée au XIème siècle va se terminer à la fin du XVème. Les Mallos sont à 45 kms de Huesca. Il est conseillé de partir de bonne heure pour profiter des belles lumières sur la roche rose. Alouettes lulu qui semblent prendre le relai au fur et à mesure que vous avancez.

Contrairement aux autres alouettes « qui ne branchent pas », la lulu chante volontiers de la position élevée du sommet d’un buisson. Le chant de cet oiseau discret est l’un des plus beaux parmi les oiseaux chanteurs. Le site des Mallos est impressionnant avec ses parois verticales dominant le village de Riglos. Il s’agit de « poudingues »,conglomérats formés de sédiments de galets cimentés par du gravier et du sable, venus des cônes de déjection qui se déversaient dans l’ancienne dépression centrale de l’Ebre. Leur couleur rouge est le résultat d’une oxydation ferrugineuse.

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