Coup d’Etat à l’Elysée PDF

20 ans après le détournement du vol Coup d’Etat à l’Elysée PDF Alger-PAris, revivez les coulisses de cet événement avec ses principaux acteurs. Un commando islamiste prend le contrôle du vol AF 8969 à destination de Paris. Au terme de 54 heures d’un insoutenable huis-clos, le GIGN mène un assaut qui restera à jamais dans les annales. Les membres du GIGN donnent l’assaut.


Le coup d’Etat du 2 décembre 1851 a profondément divisé les Français.
Après plus de cent cinquante ans, le temps est venu de dépasser les visions partisanes et, par le recours aux sources et aux témoins, de rechercher la seule vérité historique.
Le coup d’Etat est narré ici d’heure en heure, parfois de minute en minute. Pour décrire sa longue préparation, son accomplissement en quatre jours – soixante mille hommes de troupes engagés contre les barricades – et l’écrasement final de l’insurrection, il fallait l’art consommé du récit et l’objectivité que l’on connaît à Alain Decaux. Il fait du lecteur un témoin à part entière. A l’aube du 2 décembre, il découvrira ces deux phrases affichées sur les murs de Paris : « L’Assemblée nationale est dissoute. Le suffrage universel est rétabli.  » Il comprendra et jugera.
Il s’interrogera aussi : le coup d’Etat est-il vraiment né, en 1851, d’une simple opportunité politique ? Ne s’agirait-il pas plutôt d’une réflexion nourrie, durant trente ans d’exil, par Louis-Napoléon Bonaparte ? A peine parvenu à l’âge de raison, il a vu Napoléon Ier, son oncle, à la veille de partir pour Waterloo, le regarder longuement. Après quoi, il l’a entendu prononcer ces quelques mots :  » Peut-être est-il l’avenir de ma race ?  »

Prix 2008 de la fondation Napoléon – Second Empire

Découvrez la lettre à Victor Hugo en cliquant sur « Téléchargez un extrait »

Presse:

 » [Alain Decaux] relate les phases successives du coup d’Etat du 2 décembre 1851, en particulier grâce aux papiers encore inédits de Charlemagne Emile de Maupas… »
Philippe Delorme, Point de vue, 20 Août 08

« Un livre qui retrace un moment politique, sans oublier la masse des victimes de ces jours de hors droits. »
« Avec la minutie qui préside à ses recherches, avec les moindres détails révélateurs qu’Alain Decaux inscrit dans ses livres, on va vivre heure après heure, parfois à la minute près, les évenements qui vont conduire à cette prise de pouvoir total de la France par ce président élu qui porte un nom évocateur de puissance : Napoléon. »
Guy Perraudeau, Le Courrier français de Gironde, 26 Septembre 08

« L’historien montre que l’auteur du coup d’état du 2 décembre 1851 n’était pas ce « petit homme » conspué par Victor Hugo.. »
« .. ce livre qui ne nous raconte pas seulement avec minutie, jour par jour et parfois heure par heure l’histoire du coup de force du 2 décembre 1851, mais montre aussi qu’il est l’aboutissement d’un long processus. »
Paul-François Paoli, Le Figaro Littéraire, 13 Novembre 08

« Retrouver Decaux est un plaisir. Plaisir de lire un prodigieux conteur…Plaisir d’apprendre aussi.. »
Frédéric Valloire, Valeurs actuelles, 27 Novembre 08

Depuis trois ans, l’Algérie s’enlise dans la guerre civile qui, selon certaines estimations, va faire 200 000 morts. Groupe Islamique Armé, le plus sanguinaire des mouvements terroristes algériens, est le commanditaire d’une série d’enlèvements, d’assassinats et d’actions terroristes. La France, qui prépare le réveillon de Noël,  chavire en plein cauchemar. Bénéficiant des négligences policières et aéroportuaires de l’aéroport Houari-Boumediène d’Alger, quatre islamistes armés embarquent  à bord de l’airbus A300 assurant le vol AF8969 devant relier Paris, avec à son bord 229 passagers et douze membres d’équipage. 25 ans ayant épousé la cause radicale, est le chef présumé du commando. 27 ans, originaire d’El Harrach, dans la banlieue d’Alger.

Un homme ravitaille le vol AF8969, cloué sur le tarmac de l’aéroport d’Alger. Avec une facilité déconcertante,  le commando a pu entrer sur la zone réservée sans passer par l’aérogare. Il pleut ce jour-là sur Alger, la surveillance sur les pistes n’est pas à la hauteur. Par ailleurs, le contrôle voyageur laisse apparaître des dysfonctionnements . Une soixantaine de personnes seraient ainsi montées à bord sans carte d’embarquement.

Le chef d’escale adjoint d’Air France, en poste à l’époque, affirme, lui, que les règles de sécurité ont été respectées par la compagnie. BERNARD DHELLEMME Le commandant de bord de l’A300, résumera plus tard son rôle: entre le marteau et l’enclume, j’ai fait de mon mieux pour tout le monde. Portant des imperméables dissimulant des uniformes d’Air Algérie volés quelques semaines auparavant, les pirates de l’air se font d’abord passer pour des policiers et simulent un contrôle d’identité. On a commencé à douter lorsqu’on a vu un bâton de dynamite sortir d’une poche , confie Jean-Paul Borderie, le copilote en 2011 à Sud-Ouest. Dans la foulée, le commando armé passe à l’action en criant Nous sommes du GIA ! Nous sommes des tueurs, nous prenons le contrôle de l’avion. Ils brandissent des armes de poing et deux kalachnikov.

Ils avaient des sacs plastique plein de munitions et de matériels. Deux bombes ont été retrouvées avec 800 grammes d’explosifs. Dans une tension extrême, une passagère récalcitrante reçoit une gifle et une hôtesse est bousculée. Des harangues islamistes et des sourates sur la mort retentissent dans l’avion. Les femmes sont sommées de se couvrir la tête de couvertures en guise de  hidjab . Les moudjahidins autoproclamés ordonnent au pilote de décoller. En vain, le cauchemar ne fait que commencer.

Soucieux de faire le jour sur l’islam et la situation en Algérie, les pirates exigent de recevoir un journaliste algérien  et un de ses confrères français. Puis, ils ordonnent de s’envoler vers Paris où ils souhaitent tenir, là encore, une conférence de presse. Pendant les pourparlers, le commando exige aussi la libération des deux chefs historiques du Front islamique du salut, Abassi Madani et Ali Belhadj, emprisonnés en Algérie pour atteinte à la sûreté de l’Etat. C’est un univers clos, bourré de kérosène.

Les islamistes réclament une fois encore aussi l’autorisation d’un décollage à destination de Paris, avec l’intention d’y mener une opération kamikaze. Pendant la prise d’otage, ils s’appellent par des noms de code  Mobile 2 ,  Mobile 3 ,  Mobile 4  et  Mobile 6  faisant ainsi croire à l’existence d’une demi-douzaine de pirates. La moitié des effectifs, en permission en cette veille de Noël, est rappelée en urgence. DEnis Favier Âgé de 35 ans seulement à l’époque des faits, Denis Favier dirige l’assaut du GIGN. Devant le refus des autorités algériennes de coopérer, les terroristes liquident un premier otage et balancent son corps sur la passerelle. Il s’agit d’un commissaire de police algérien qui a eu le tort de faire valoir sa qualité et de demander des explications. Il a torturé ses frères , lâche le tueur du commando pour justifier son assassinat.

GIGN à l’assaut, dans un entretien accordé le 22 mai 2004 au Figaro. A Satory, le GIGN exhume de ses banques de données les plans détaillés de l’Airbus, tandis que les négociateurs planchent sur les dernières revendications du GIA. Le matériel du GIGN Armement : Pistolets automatiques, fusils de précision, pistolets mitrailleurs. Munitions du calibre 9mm au . Protections: Tenues de camouflage, protections balistiques, gilets, casques. Matériel d’effraction: Explosifs, pinces, pieds de biche, masses, béliers. Matériel divers: Perches télescopiques, relais de transmission, aides à la vision nocturne et à l’observation.

Après une réunion de crise au Quai d’Orsay avec Dominique de Villepin, alors directeur de cabinet du ministère des Affaires Etrangères Alain Juppé, Denis Favier reçoit l’ordre de projeter ses hommes sur Majorque. L’île est à mi-chemin entre l’Algérie et la France. Le poste de commandement du GIGN, aussitôt dressé près des pistes, actualise, minute par minute, ses fiches sur les faiblesses, la morphologie et l’armement des terroristes, à l’aide des éléments fournis par les otages libérés. Entre 5 et 10 heures : Les négociations avec les autorités algériennes s’enlisent. La mère du chef du commando est appelée à la rescousse. Par contact radio, elle le supplie de se rendre. Le remède est pire que le mal : ivre de rage, Abdallah Yahia ordonne à un deuxième otage, Bui Giang To, conseiller commercial de l’ambassade du Vietnam, de prendre ses affaires et de venir à l’avant de l’avion.

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