Communautés juives au sud de l’Anti-Atlas PDF

Juifs de la vallée du Drâa en 1899. L’histoire des juifs au Maroc est très ancienne et fut nourrie par diverses vagues de réfugiés communautés juives au sud de l’Anti-Atlas PDF la suite des vicissitudes et persécutions dont ont été victimes les juifs au cours de l’histoire. Avec l’arrivée de l’islam, la population juive passe sous la domination musulmane et se voit imposer le statut de dhimmis.


Le 7 janvier 2013, s’est tenu à Rabat un colloque sur les communautés juives du sud du Maroc, considérées comme les plus anciennes de ce pays. Réunir les contributions des participants, universitaires et spécialistes, tenait au coeur de chacun. La singularité de cet ouvrage réside dans l’accent mis, avant tout, sur le concret, le local et le spécifique. Cette approche conduit à appréhender concrètement l’histoire de ces communautés, ancrées dans leur environnement physique et social, certes dispersées, mais pérennes dans une vaste région et au long des siècles.

Inscription funéraire au nom en grec de Caecilianos, mort à l’âge de quarante-cinq ans, huit mois, trois jours. Maroc pratiquant le commerce de l’or et du sel. En 533, le général Bélisaire, envoyé en Afrique par l’empereur byzantin Justinien pour chasser les Vandales, envahit la région et y impose les lois de l’Empire byzantin. Les juifs vont alors connaître une période très sombre, entre brimades et conversions forcées, culte restreint et persécutions.

Il rapporte :  Une partie des Berbères professait le karaïsme, religion qu’ils avaient reçue de leurs puissants voisins, les Israélites de la Syrie. Parmi les Berbères juifs, on distinguait les Djeraoua, tribu qui habitait l’Auras et à laquelle appartenait la Kahena, reine guerrière berbère qui fut tuée par les Arabes à l’époque des premières invasions. Arabes avaient tenté au Maghreb extrême plusieurs expéditions sans lendemain. Mais le mouvement kharidjite, va se répandre dans ces tribus et nourrir de nombreuses insurrections contre les émirs arabes de Kairouan, représentants du califat. Présents déjà en l’an 789 sur le premier emplacement de la cité fondée par Idris I, près des sources chaudes de Sidi Hrazem, des Juifs se retrouvent près de 20 ans plus tard dans le nouveau site défini tif, promu au rang de capitale du royaume par Idris II en 808. Zouagha, à l’emplacement où devait naître la ville de Fès. Après l’avènement des Fatimides à Kairouan et leur domination de la Syrie jusqu’à Fès et Sijilmasa, au Maroc central, le Maghreb connait une période de prospérité favorable au commerce, qui rejaillit sur les communautés juives urbaines et favorisent leur développement.

Almoravides, lancent une croisade religieuse et militaire pour imposer une orthodoxie malékite rigoureuse. Les juifs sont tolérés dans leur statut de dhimmi et paient l’impôt de capitation. Mais la rigueur religieuse des Almoravides n’a pas, semble-t-il, entraîné de persécutions religieuses et la diffusion de la civilisation arabo-andalouse dans le Maghreb occidental a contribué à la tolérance et à la symbiose entre les religions. C’est l’époque de Rabbi Isaac ben Jacob Alfassi, qui quitte Fès pour Cordoue en 1088, des correspondances avec Rachi de Troyes. C’est bien un Âge d’Or qui s’épanouit. En 1140, la prise de Sijilmasa par les Almohades et les conquêtes qui suivirent, s’inscrivent comme une rupture tragique. Anti-Atlas marocain, un personnage charismatique qui va imposer une morale rigoureuse et puritaine ainsi qu’une théologie farouchement monothéiste privilégiant le retour aux sources primordiales de l’Islam.

La doctrine du Mahdi ne pouvait que renforcer l’intolérance à l’égard des autres religions du Livre. Fès, rabbi Juda Hacohen ibn Shoushan est exécuté en 1165. Certaines familles juives parviennent pourtant à s’enfuir, notamment celle de Maïmonide. Après les grandes vagues de conquête, l’attitude des Almohades devient moins intransigeante. Des synagogues sont rouvertes, des familles converties reviennent à la pratique du judaïsme après deux ou trois générations. Gueniza du Caire indique la présence de dix-sept communautés juives au Maroc.

En 1232, on constate l’existence d’une communauté juive à Marrakech. Entre 1391 et 1492, les communautés juives de la péninsule ibérique subissent des persécutions en Espagne, après la Reconquista. C’est en 1492, après le décret de l’Alhambra, que se déroule la plus importante migration de juifs séfarades vers le royaume du Maroc. Les juifs séfarades et leurs traditions vont exercer une importante influence au Maroc.

Finalement, les Megorachim imposent progressivement leurs institutions et traditions religieuses aux juifs autochtones là où ils s’implantent. Dans les communautés du nord du Maroc, à Tétouan, et à Tanger, les Megorachim assimilent complètement les Tochavim. Une petite élite de commerçants et d’artisans se développent rapidement particulièrement dans les professions interdites aux musulmans : l’orfèvrerie et le commerce des métaux précieux, les métiers de la vigne et le commerce maritime. Cependant, la vaste majorité des Juifs était très pauvre et souffrait de la sécheresse prélude aux famines et aussi des impôts. Les masses juives du Maroc étaient religieuses et pieuses. Des milliers de juifs fréquentaient les lieux de pèlerinage, aussi vénérés par les musulmans.

Dans les milieux éduqués, on trouvait une inclination vers le mysticisme et l’étude de la Kabbale, principalement du Zohar. Execution d’une juive au Maroc, A. Les juifs les plus dynamiques émigrent vers les villes commerçantes et Rabat, Safi et surtout Marrakech remplacent Fès et Meknès comme centres rabbiniques. Mohammed III fait venir de nombreuses familles juives à Mogador en leur octroyant un statut fiscal privilégié par rapport aux autres juifs au point qu’il y a eu 6 000 juifs à Mogador en 1785. L’idée est de développer une nouvelle ville ouverte sur l’océan et pouvant commercer avec le monde et l’Europe en particulier.

Mariage juif à Meknès, par Eugène Delacroix, Louvre, Paris. Cette communauté, en plus d’être un pont entre l’intérieur du Maroc et l’Europe, développe de grandes relations avec l’Angleterre en particulier. Des juifs locaux deviennent consuls au Maroc pour différents pays européens. La condition des juifs était pire dans l’intérieur du pays que dans les villes cotières.

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