Chagall : Songes d’une nuit d’été PDF

Son œuvre, sans se rattacher à aucune école, présente des caractéristiques du surréalisme et du néo-primitivisme. Portrait de Chagall chagall : Songes d’une nuit d’été PDF Iouri Pen.


« Chagall est un coloriste plein d’une imagination qui, issue parfois des fantaisies de l’imagerie populaire slave, la dépasse toujours. C’est un artiste extrêmement varié, capable de peintures monumentales et il n’est embarrassé par aucun système », Guillaume Apollinaire, Paris Journal du 2 juin 1914.

Aîné d’une famille de neuf enfants, il commence à travailler dans des ateliers, à la fin de ses études à l’école des beaux-arts de Saint-Pétersbourg. Il étudie auprès de Léon Bakst, à Saint-Pétersbourg, chez qui il rencontre Bella Rosenfeld, dont il tombe amoureux. Il y est témoin de mouvements picturaux, tels que le fauvisme finissant et le cubisme naissant. Le premier lui inspire la couleur pure, gaie et claire, le second une certaine déconstruction de l’objet. Il se lie d’amitié avec le poète Blaise Cendrars, qui est l’un des seuls habitants de la Bohème parisienne à parler le russe. Tout en adoptant Paris comme sa deuxième ville natale, il n’oublie pas ses origines russes. Pour preuve : même lorsqu’il peint les ponts de la Seine ou la tour Eiffel, on peut reconnaître des éléments de décor inspirés de ses souvenirs d’enfance qui ne le quitteront jamais.

Il expose ses travaux pour la première fois en 1914 au Salon des indépendants. En 1914, il est de retour à Vitebsk pour une courte durée, pense-t-il, mais le premier conflit mondial empêche tout retour à Paris. Ida naît le 18 mai 1916. Pendant cette période, Chagall peint surtout la vie de la communauté juive, qui est persécutée car soupçonnée d’espionnage par l’état-major russe. Il expose à de nombreuses reprises entre 1916 et 1917.

Il organise de nombreuses expositions d’artistes de Moscou et de Vitebsk avec Abram Brazer. Il prend la direction de l’école d’art en 1919, dont son maître Iouri Pen avait déjà créé une ébauche : l’École artistique de Vitebsk. Marc Chagall vers 1920, photographie de Pierre Choumoff. Il retourne en 1922 à Berlin puis à Paris. Ses œuvres sont connues aux États-Unis où des expositions sont organisées. Au début des années 1930, il voyage beaucoup avec sa famille.

7 juillet 1937, il prend la nationalité française pour fuir l’antisémitisme de l’Europe centrale. Il a raconté ses souvenirs d’enfance avec son père dans Quelques pas dans les pas d’un ange. Après la guerre, les œuvres de Chagall sont à nouveau exposées en Europe. Il retraverse l’Atlantique en 1948, pour s’installer à Vence, sur la Côte d’Azur où il aide Frans Krajcberg à partir pour le Brésil. Maeght vend ses œuvres à travers le monde entier. Ses techniques se diversifient : gravures, mosaïques, vitraux. Il continue de peindre des décors, conçoit des costumes pour l’opéra, notamment La Flûte enchantée.

Chagall finit sa vie à Saint-Paul-de-Vence, célèbre et reconnu dans le monde entier. 1980, peu après sa mort, éclate l’affaire Chagall, où des dizaines de ses œuvres sont dérobées et écoulées sur le marché de l’art : elle s’achève par l’arrestation et la condamnation de trois marchands d’art. Chagall ne peut pas être rattaché à une école. D’aucuns le rapprochent du courant surréaliste, puisque son travail laisse une large part à son imagination et ses rêves. Si en deux mots, on pouvait caractériser son œuvre, on parlerait de  chromatisme onirique .

Vitrail de Chagall dans l’église de Tudeley. En 1930, le marchand d’art et ami de Chagall, Ambroise Vollard, lui commande une série d’illustrations sur la Bible. Ce travail monumental est à l’origine du Message biblique qui propose un cycle décoratif relatant l’histoire biblique, terminé en 1966. Chagall en fait don à l’État français qui, au grand bonheur de Chagall, l’expose au Louvre avant d’inaugurer en 1973 le musée national du message biblique à Nice, en présence d’André Malraux. Bien que parfois engagée, son œuvre pleine de références au pays de son enfance, la Biélorussie juive, semble souvent échapper totalement aux guerres qui l’entourent. Il sait faire partager ses sentiments par des couleurs très vives et pleines de légèreté.

L’artiste semble se poser en observateur du monde, d’un monde richement coloré comme vu à travers des vitraux. 1980, musée national message biblique, Nice. 1908, musée national d’art moderne, Paris. La Naissance, 1910, musée Kunsthaus, Zurich. 1911, The Arensberg Collection, Philadelphia Museum of Art. 1911, musée national d’art moderne, Paris. Mrs Simon Guggenheim Fund, Museum of Modern Art, New York.

Le Village, 1911, Museum of Modern Art, New York. 1912, Museum of Modern Art, New York. 1915, Museum of Modern Art, New-York. 1913-1914, musée national d’art moderne, Paris. Le Violoniste, 1914, musée de Düsseldorf. 1917, musée national d’art moderne, Paris. La Maison bleue, 1920, au musée des beaux-arts, à Liège.

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