Bêtes et hommes du niger PDF

Travailler le sol pour sauver la terre? Le changement bêtes et hommes du niger PDF est dû à l’émission de GES, gaz à effet de serre, qui s’accumulent dans l’atmosphère et retiennent une partie du rayonnement solaire provoquant un réchauffement de la température globale de l’atmosphère. Comme toutes les activités humaines, l’agriculture est liée au changement climatique. Quels liens entre agriculture et changement climatique?


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Pour comprendre le réchauffement climatique en 4 mn, une petite vidéo du Monde. Cliquez sur les images pour voir les schémas. L’agriculture productiviste est un des premiers émetteurs de GES dans le monde, si ce n’est le premier, au même niveau que les transports ou l’industrie, secteurs dont les émissions sont plus évidentes ou plus visibles. Regardons comment grande céréaliculture et élevage intensif contribuent au réchauffement climatique.

La céréaliculture produit des GES de différentes manières. Le plus connu des GES est le CO2 qui vient principalement de la combustion d’éléments organiques. Or la céréaliculture est très mécanisée et tous ces moteurs que ce soit des tracteurs ou autres engins mais aussi de tous les systèmes d’irrigation. Cette mécanisation essentielle dans la céréaliculture intensive s’est accompagnée d’un remembrement et d’une destruction des haies pour faciliter le passage des engins. La céréaliculture utilise aussi beaucoup de pesticides que l’industrie doit produire en émettant du CO2.

Elle est aussi très gourmande  en engrais azoté. Or la production de ces engrais entraîne un dégagement de CO2. 300 fois plus puissant que le CO2. Ce protoxyde d’azote se dégage lorsque des engrais azotés en grande quantité se dégradent dans le sol.

23 000 porcelets ou des myriades de volailles. D’ailleurs, plus la concentration des animaux est importante, plus la quantité de GES émise par animal est grande. Il y a bien sûr les maintenant célèbres rots de vaches. GES 20 fois plus puissant que le CO2. Cet élevage hors sol ne produit pas la nourriture du bétail mais l’importe le plus souvent sous forme de tourteaux de soja OGM sud-américain. Pour une ferme de 1000 vaches ce sont 40 tonnes quotidiennes qui doivent venir par camions et par bateaux de l’autre bout du monde en émettant du CO2.

La production des céréales et du soja qui nourrissent les bêtes produit elle aussi du CO2 et du protoxyde d’azote comme toute céréaliculture. Amazonie entraînant ainsi la disparition d’un des principaux puits de carbone mondiaux. L’Amazonie perd ainsi chaque année une superficie équivalente à 3 fois le département de l’Allier. Enfin cet élevage intensif hors sol émetteur de GES remplace l’élevage extensif en prairie qui est un système quasiment neutre en terme de GES. Bien sûr les vaches rotent aussi dehors mais la prairie est un des couverts végétaux qui absorbent le plus de GES.

Il y aurait donc un élevage climatiquement acceptable et plus généralement une agriculture, mais on préfère, on subventionne et on encourage ces agricultures qui causent directement le changement climatique en émettant des GEs et en détruisant des puits de carbone. L’agriculture quoi qu’elle essaie de faire depuis 60 ans est liée à un terroir et à un climat à tel point qu’en Bourgogne un terroir viticole qui fait parfois moins d’un hectare et donne naissance à un cru singulier s’appelle un climat, fusionnant ainsi les deux idées. Le changement climatique provoqué en grande partie par l’agriculture intensive a donc à son tour des conséquences sur l’agriculture et sur les agriculteurs. Il y a tout d’abord des conséquences qui semblent évidentes. Ainsi si le climat se réchauffe et s’assèche dans les zones méditerranéennes, tropicales et même tempérées, cela va entraîner un accroissement de l’irrigation que ce soit pour irriguer plus les plantes qui le sont déjà ou pour irriguer celles qui jusqu’à maintenant n’en avaient pas besoin. Cette augmentation de l’irrigation sera  donc un double problème agricole et environnemental. Changement climatique et bouleversement des vignobles.

D’autres cultures risquent d’être fortement touchées : la vigne par exemple. Ce n’est pas un problème d’eau car la vigne se débrouille toujours pour trouver l’eau dont elle a besoin, mais d’alcool. La construction des vignobles européens a été une aventure complexe et longue pour arriver à faire du vin en combinant 4 facteurs : climat, terroir, conduite de la vigne et cépage, c’est-à-dire espèce de raisin. Cette longue histoire entre climat, terroir et cépage pour faire des vins de qualité est remise en cause par le changement climatique. Plus de chaleur, plus longtemps, va augmenter la teneur en alcool des vins et supprimer leur acidité entrainant perte de goût et problème de garde. Tous ces facteurs menacent les grands vignobles français et européens qui doivent leur renommée et leur qualité à cette construction historique.

Ainsi la Bourgogne a subi des problèmes de polyphénols en 2003, connait sur les 3 dernières années des orages de grêle qui chaque été touchent la production. Si la teneur en alcool augmente sur ce vignoble, cela entrainera une perte de finesse de ces vins qui font leur originalité. A côté de ces vignobles classiques qui souffrent, d’autres vignobles se développent actuellement dans le sud de l’Angleterre alors qu’il aurait été impensable d’y produire du vin il y a seulement 20 ans. Toutefois que sera le champagne, quand il ne sera plus  produit qu’aux alentours de Londres? Il n’y a pas que les cultures qui risquent de se déplacer avec le changement climatique, il y a aussi les maladies et les parasites. 3 km par an en direction des pôles.

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