Albert Marquet du fauvisme à l’impressionnisme PDF

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Albert Marquet du fauvisme à l’impressionnisme PDF dans L’Illustration, 4 novembre 1905, Les Fauves : Exposition au Salon d’automne.


Et si un catalogue de musée était, mieux encore que les cimaises d’une exposition, le meilleur support pour voir de la peinture d’Albert Marquet ? Car la voici, dans ces pages, débarrassée de ce qui pollue et perturbe le regard du visiteur : les cadres ; ces cadres qui entachent tout l’œuvre peint de cet artiste, dont les dorures et les moulures le relèguent dans ce genre convenu et conformiste dont le sous-titre même de cette publication, Du fauvisme à l’impressionnisme, traduit notre ardente volonté de l’en démarquer. Ses trente-neuf peintures conservées par le Centre Georges Pompidou/Musée national d’art moderne, sont ici publiées pour la première fois toutes ensemble, après leur tournée dans cinq musées nord-américains, organisée par ArtReachlnternational. Pendant cinquante ans, de bordels en rivages, Marquet a baladé son chevalet sans jamais céder à la tentation de l’œuvre monumentale, ou plus simplement du grand format, à laquelle ont succombé tous les artistes de son importance et de sa génération. Ses peintures seraient-elles des fenêtres, des trous dans le mur, ouvrant poétiquement et indiscrètement sur ce qui n’est plus ? À la faveur de la fermeture de son bâtiment pour une vaste opération de rénovation de ses espaces intérieurs, de 1997 à 2000, le Centre Pompidou a entrepris de diffuser en France ses grands fonds et ses chefs-d’œuvre et, parallèlement, de les publier exhaustivement. Ce mouvement se poursuit : en 2003, le musée d’Art moderne de Troyes accueille toutes les peintures et tous les dessins d’Albert Marquet, tandis que certaines peintures, jusqu’alors inédites en couleurs, sont reproduites ici et que, pour toutes, l’histoire de leur entrée en collection est contée.

France à la même période que l’expressionnisme en Allemagne en 1905 et se termine vers 1910. Le mot  fauve  provient d’une expression du journaliste Louis Vauxcelles qui l’identifie historiquement à l’automne 1905, lors du Salon d’automne qui créa scandale, pour s’achever moins de cinq ans plus tard, au début des années 1910. Dans un article intitulé  Le Salon d’automne , publié dans Gil Blas le 17 octobre 1905, Louis Vauxcelles décrit le salon salle par salle. Henri Matisse, Marquet, Manguin, Camoin, Girieud, Derain, Pichot.

Salle archi-claire, des oseurs, des outranciers, de qui il faut déchiffrer les intentions, en laissant aux malins et aux sots le droit de rire, critique trop aisée. Au centre de la salle, un torse d’enfant et un petit buste en marbre, d’Albert Marque, qui modèle avec une science délicate. Le fauvisme est caractérisé par l’audace et la nouveauté de ses recherches chromatiques. Les peintres ont recours à de larges aplats de couleurs violentes, pures et vives, et revendiquent un art fondé sur l’instinct.

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