10 minutes par jour pour méditer : Chez soi, au bureau, en famille… PDF

Lorsque l’on évoque la dépendance, on pense tout de suite à l’alcool, à la drogue, à la cigarette, mais rarement au porno. Les personnes accros aux films X pourraient être plus nombreuses qu’10 minutes par jour pour méditer : Chez soi, au bureau, en famille… PDF ne le pense.


Votre sésame pour vous relaxer et vous recentrer ! La méditation est l’antidote naturel au rythme effréné du quotidien et au stress ambiant. Laissez-vous guider et pratiquez chaque jour. Vivez profondément cette expérience de bien-être et accédez enfin à l’harmonie corps-esprit ! Un programme quotidien sur mesure en 10 minutes chrono Des méditations adaptées à chaque saison Des conseils et un bilan en fin de semaine pour pratiquer dans la durée

Actuellement, en cour de sevrage, il a souhaité témoigner pour sensibiliser à ce qu’il estime être « une nouvelle forme de drogue ». Ancien gros fumeur, je me suis toujours méfié de moi-même. Me sachant un bon « terrain » pour les addictions, je fais attention à ma consommation d’alcool : un peu de vin rouge ou rosé, aucune boisson forte ou très, très rarement et surtout quelques « pauses » de plusieurs semaines. Je n’ai jamais été attiré par les jeux d’argents ou en ligne et encore moins par les drogues dites douces. Je me croyais à l’abri, tranquille.

Pourtant, je fais face depuis des années à une addiction bien pire : la dépendance au porno. Issu d’une génération ayant grandi sans internet, j’ai découvert la sexualité tout naturellement en rencontrant ma femme. Nous étions jeunes, nous n’étions ni l’un ni l’autre très experts. Nous avons, comme beaucoup de couples, fait quelques achats « coquins », mais à part quelques lectures de revues un peu cochonnes, quelques BD pour adultes et des romans de gares, la pornographie ne nous attirait pas. Aller dans des ruelles sombres pour voir un film dans un cinéma X n’avait rien d’excitant. L’arrivée des films sur Canal a un peu émoustillé notre intérêt.

Non abonnés aux chaînes à péage, la première K7 me fut donnée par un collègue. 2000, mon travail m’a amené à utiliser de plus en plus un ordinateur et à passer beaucoup de temps sur internet. J’ai alors eu sous les yeux de nombreuses publicités pour des sites pornographiques payants. Je n’ai jamais voulu dépenser d’argent, pas par radinerie mais parce que ma femme se serait vite rendue compte de ces dépenses « étranges ». Alors mon accès était limité à quelques sites de photos. J’ai commencé à en stocker sur des CD.

Un jour, j’ai entendu parler d’un site, devenu depuis très connu. Au début très « choqué » par ce que je voyais, sidéré, j’ai été petit à petit subjugué. J’ai commencé à consommer de plus en plus. A trouver d’autres sites gratuits de plus en plus « hards ».

La spirale classique de l’accoutumance puis de la dépendance. L’addiction est devenue profonde quand je suis tombé sur des sites de stockage et de partage de photos et de vidéos d’amateurs. J’avais jusque-là limité ma consommation par peur que mes enfants trouvent mes CD ou mes fichiers sur l’ordinateur. Je cachais plus ou moins bien à ma femme, utilisant mon travail comme excuse du temps passé dans mon bureau.

Mais quand j’ai pu mettre sur le site mes fichiers, j’ai accéléré. Puis j’ai basculé : je me suis mis à prendre ma femme en photos puis en vidéos. Je la rassurais en lui disant que personne d’autre que moi ne les voyait. Que j’allais sur mon site pour la visionner, elle. Mais en fait, ce qui m’attirait le plus c’était de l’exhiber et de voir, de lire, d’entendre d’autres hommes s’exciter sur elle et de faire de même avec les leurs.

Au début, je faisais très attention à protéger son anonymat. Puis j’ai fait de moins en moins attention. Jusqu’à laisser des inconnus piocher dans mes fichiers. Ce qui m’a amené à envisager de plus en plus de scénarios de trios, de gang bang, de prostitution ! Le fond du trou, je l’ai atteint le jour où, pour obtenir un trio avec ma femme, un homme a accepté un rendez-vous avec moi en échange de photos de sa propre femme.

Je me levais la nuit pour y retourner. J’anticipais, j’organisais, je manipulais les autres et mon emploi du temps pour avoir le maximum de temps pour y aller. J’y passais plusieurs heures par jour. Je me fâchais « volontairement » avec ma femme pour avoir une raison pour ne pas me coucher avec elle. Je stressais quand je risquais de me trouver loin d’internet. Je suis marié depuis 32 ans, nous avons eu trois enfants. Ma vie de famille a souffert de ma dépendance dans le sens où je n’étais plus disponible, mais surtout parce que j’étais devenu invivable car très irritable, très dépressif et très malheureux.

Parce que cette addiction entraîne une destruction de son estime de soi ! Comment avoir une bonne image de soi quand votre vie n’est plus qu’une succession de plaisirs dégradants suivie de frustrations puis de dégoût de soi ? Et enfin, cercle vicieux, ce dégoût entraîne un besoin d’oublier et donc quoi de mieux que d’y retourner ? On ne se rend plus compte de rien, on ne voit plus le temps qui passe, on ne pense plus à rien sauf à rechercher encore plus d’excitations, plus de stimuli. Et pour ça, il faut aller de plus en plus profond, de plus en plus hard, de plus en plus dégradant. Et le cercle vicieux se creuse, se renforce.

Et on se replie sur soi de plus en plus. Comment avoir une vie de famille normale ? J’ai toujours eu avec ma femme une sexualité épanouie, jusqu’à ce qu’elle connaisse quelques années difficiles à cause de kystes utérins douloureux. Ce n’est qu’après une opération qu’elle a pu retrouver une sexualité épanouie. Malheureusement, moi, j’avais perdu la mienne. Chez le porno-dépendant, il se met en place dans notre tête des scénarios contradictoires. Tout d’abord, on a besoin que notre femme se transforme en actrice porno pour pouvoir bander.

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