Études de morale positive PDF

Lǐxué 理学, Dàoxué 道学, Xīnxué 心学, etc. La Chine est depuis plusieurs milliers d’années régie par un système de pensée études de morale positive PDF formé du confucianisme, du taoïsme et du bouddhisme, le confucianisme exerçant la plus grande influence. L’influence de Confucius en Asie orientale est telle qu’on peut la comparer à celles de Platon et Jésus en Occident. Confucius est convaincu que la réforme de la collectivité n’est possible qu’à travers celle de la famille et de l’individu.


This Elibron Classics book is a facsimile reprint of a 1907 edition by Félix Alcan, Paris.

Confucius a accordé un rôle très important à la musique, synonyme d’ordre et d’harmonie, et d’expression de sentiments nobles et élevés. Confucius enseigne une morale et ne présente pas une métaphysique ou une cosmologie. Il recherche l’harmonie dans les relations humaines. La nature n’occupe pas de place dans sa pensée. Les principaux disciples du maître sont nommés les Douze Philosophes et révérés dans les temples confucéens. Quand le confucianisme devient doctrine officielle pour le recrutement des fonctionnaires sous les Han antérieurs, on peut déjà y distinguer différents courants. Han , qui reproche aux philosophes des siècles précédents de s’être trop écartés du confucianisme originel et préconise le retour aux textes de l’époque Han.

La relation entre le confucianisme et Confucius lui-même est ténue. Le confucianisme a profondément influencé l’Asie orientale pendant vingt siècles, néanmoins, les idées de Confucius n’ont pas été acceptées durant sa vie et il a souvent déploré le fait qu’il ne trouvait aucun maître à servir. Cependant, il est possible d’esquisser les idées de Confucius à travers les fragments qui restent. Confucius était un homme de lettres, qui se préoccupait des temps troublés qu’il vivait et allait de place en place en essayant de répandre ses idées politiques et d’influencer les nombreux royaumes luttant pour la domination de la Chine. Les Entretiens de Confucius, l’œuvre la plus proche de la source de ses pensées, relatent des discussions avec ses disciples. Ce livre est une compilation de conversations, de questions et de réponses ou d’éléments biographiques, et non pas l’exposé d’un système de pensée cohérent. N’utilisant pas le raisonnement déductif et la loi de non-contradiction à la différence de nombreux philosophes occidentaux, il recourt à des tautologies et des analogies pour expliquer ses idées.

Tchouang Tseu, qui a écrit lui-même une grande partie des proverbes chinois connus en Occident, utilisera abondamment aussi les métaphores. Les premières ébauches d’un vrai système ont été réalisées par des disciples ou des disciples de disciples. Le confucianisme survécut aux épreuves de la dynastie Qin – autodafé des textes non techniques et interdiction d’enseigner le Shijing et le Shujing – grâce à des lettrés ayant mémorisé les textes et à des redécouvertes, dont la plus notoire est celle du trésor de Classiques dissimulé dans les murs de la maison ancestrale de Confucius. Une école fut créée en -124 à Chang’an pour la formation des talents recrutés pour le service de l’État. Il ne se limitait pas aux propositions de perfection morale pour l’amélioration de la société, mais proposait une métaphysique dans laquelle le Ciel, la Terre et la société humaine étaient liés. Le Ciel, auquel un culte impérial était rendu, réagit positivement ou négativement aux actes de l’empereur et émet des signes lisibles par les sages. Ce confucianisme Han aux aspects ésotérico-magiques est appelé  École du nouveau texte  car, apparu au début de la dynastie, il se basait sur les textes récemment reconstitués.

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